L’ozone (O3)




Dans la stratosphère (couche atmosphérique étendue de 10 à 60 km d’altitude), l’ozone se forme sous l’action du rayonnement ultraviolet. Les concentrations maximales d’ozone sont situées en moyenne de 25 à 30 km d’altitude. Cette couche d’ozone, qui serait épaisse de 3 mm si on rassemblait tout l’ozone stratosphérique, absorbe les ultraviolets et nous protège de leurs actions néfastes.

Dans la troposphère (couche atmosphérique du sol à 10 km d’altitude en moyenne), l’ozone est un constituant naturel de l’atmosphère. Il devrait normalement être présent à des teneurs faibles, mais du fait des activités humaines, les niveaux d’ozone dans les basses couches peuvent être élevés à certaines périodes de l’année.

Les sources potentielles

En milieu urbain, l’ozone n’est pas directement émis par les véhicules automobiles. Il est créé par réaction photochimique, lors d’interactions entre les rayonnements ultraviolets solaires et des polluants primaires précurseurs tels que les oxydes d’azote, le monoxyde de carbone, les hydrocarbures et la famille des Composés Organiques Volatils (COV) présents dans les gaz d’échappement. Cet ozone s’ajoute à l’ozone naturel. Les concentrations en ozone dans l’atmosphère augmentent ainsi de 2% par an, il est maintenant considéré comme un polluant.

Les plus fortes concentrations se rencontrent lors de conditions de fort ensoleillement et de stagnation de l’air. Il se forme dans les zones polluées, puis est transporté. Dans les villes, à proximité des foyers de pollution, il est immédiatement détruit par interaction avec le monoxyde d’azote. Les pointes de pollution sont donc plus fréquentes en dehors des villes.

Les autres sources sont les photocopieuses, les lignes à haute tension ... Il est également utilisé dans l’industrie pour la désinfection des eaux potable et de piscines, la désodorisation de locaux industriels, la stérilisation du matériel chirurgical.

Les effets sur la santé

Le seuil de perception olfactive est de 21 µg/m3. L’ozone est un gaz oxydant extrêmement réactif. Il exerce une action irritante locale sur les muqueuses oculaires et respiratoires, des bronches jusqu’aux alvéoles pulmonaires. On observe une inflammation et une altération des fonctions pulmonaires dès 160 µg/m3 durant quelques heures. Les effets sont amplifiés par l’exercice physique. Les atteintes oculaires apparaissent rapidement, pour des expositions de 400 à 1 000 µg/m3.

Les effets sur l’environnement

L’ozone a un effet néfaste sur la végétation (le tabac et blé y sont particulièrement sensibles par exemple) et sur certains matériaux (caoutchouc). Il contribue à l’effet de serre et aux pluies acides.

Réglementation

Le décret N° 2010-1250 du 21 octobre 2010 réglemente l’ozone dans l’air ambiant.

  • Objectif de qualité pour la protection de la santé humaine : 120 µg/m3 pour le maximum journalier de la moyenne sur huit heures, pendant une année civile.
  • Objectif de qualité pour la protection de la végétation : 6 000 µg/m3.h en AOT40, calculé à partir des valeurs enregistrées sur une heure de mai à juillet.
  • Valeur cible pour la protection de la santé humaine : 120 µg/m3 pour le maximum journalier de la moyenne sur huit heures, seuil à ne pas dépasser plus de vingt-cinq jours par année civile en moyenne calculée sur trois ans ou, à défaut d’une série complète et continue de données annuelles sur cette période, calculée sur des données valides relevées pendant un an.
  • Valeur cible pour la protection de la végétation : 18 000 µg/m3.h en AOT40, calculées à partir des valeurs sur une heure de mai à juillet en moyenne calculée sur cinq ans ou, à défaut d’une série complète et continue de données annuelles sur cette période, calculée sur des données valides relevées pendant trois ans.
  • Seuil de recommandation et d’information : 180 µg/m3 en moyenne horaire.
  • 3 Seuils d’alerte pour la mise en oeuvre progressive de mesures d’urgence :
    - 240 µg/m3 en moyenne horaire dépassé pendant 3 heures consécutives
    - 300 µg/m3 en moyenne horaire dépassé pendant 3 heures consécutives
    - 360 µg/m3 en moyenne horaire

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