L’ammoniac (NH3) - Qualité de l'air sur l'Ile de La Réunion

L’ammoniac (NH3)




L’ammoniac est un polluant essentiellement agricole, émis lors de l’épandage des lisiers provenant des élevages d’animaux, mais aussi lors de la fabrication des engrais ammoniaqués.

On écrit "ammoniac" lorsque l’on parle du gaz et de sa présence dans l’air ambiant et "ammoniaque" lorsqu’il s’agit du liquide.

Les sources potentielles

L’ammoniac est un polluant pouvant être d’origine agricole. Il est émis principalement lors de l’épandage des lisiers provenant des élevages d’animaux.

Dans l’industrie, il est utilisé :

  • Pour la fabrication d’engrais,
  • Pour le pétrole et les carburants,
  • Pour le traitement des métaux,
  • Dans les synthèses organiques,
  • Dans l’industrie du froid,
  • Dans l’industrie des fibres textiles,
  • Dans les produits d’entretien,
  • Dans l’industrie du papier.

A l’intérieur des locaux, le métabolisme est la principale source de production d’ammoniac. Des vapeurs peuvent également être dégagées lors de l’emploi de produits de nettoyage.

A La Réunion, les émissions totales de NH3 s’élèvent en 2007 à 2,4 kt. Les émissions d’ammoniac sont imputables pour l’essentiel au secteur de l’agriculture (98 %), notamment du fait de l’élevage. Le transport routier est aussi émetteur de NH3 à hauteur de 2 % des émissions totales, ces émissions provenant principalement des véhicules catalysés. La gestion des déjections animales (émissions en bâtiment, au stockage, à l’épandage et au pâturage) est responsable de 82 % des émissions de la région, alors que la volatilisation de l’ammoniac sur les terres cultivées après l’épandage des fertilisants minéraux (notamment du fait de l’usage d’urée) constitue la seconde source d’émissions du secteur.

Les effets sur la santé

Le seuil de perception olfactive va de 350 à 3500 microgrammes par mètre cube selon la perception moyenne des odeurs par chaque individu.

Ce gaz a une action irritante sur les muqueuses oculaires (larmoiement, cataracte, glaucome), sur la trachée et les bronches (toux, dyspnée, détresse respiratoire, oedème pulmonaire lésionnel). La desquamation de la muqueuse brûlée peut entraîner une surinfection bactérienne. A terme, des séquelles respiratoires (fibrose pulmonaire) et oculaires (opacité cornéennes, cécité) sont possibles.

Les effets sur l’environnement

L’ammoniac émis vers l’atmosphère retombe en partie à proximité du lieu d’émission. L’autre partie peut parcourir de longues distances, selon les conditions climatiques, avant de retourner à la biosphère sous forme de précipitations.

Dans les milieux naturels (landes, marais, tourbières, prairies naturelles et écosystèmes forestiers), les dépôts ammoniacaux peuvent entrainer un ensemble de modifications plus ou moins profondes, qui affecte les écosystèmes sensibles.

Réglementation

Il n’y a pas de réglementation en air ambiant extérieur pour l’ammoniac.

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